dimanche 14 novembre 2010

Sur la route vers Fort Caroline

Hier, nous sommes partis vers 10h00 du Flying J de la sortie 29 de la I-95, où nous avons vidangé au coût de 5$ avec la carte de fidélité de l'endroit. En route, nous, nous sommes arrêtés au centre d'information touristique où nous avons pris beaucoup d'information.

Nous avons poursuivit sur la I-95 quelques km, puis sur la 9A en direction de Fort Caroline. Sur le chemin nous devions emprunter un long pont où nous sommes restés une bonne demi-heure car deux accidents venaient juste de se produire à la sortie du pont de notre coté ainsi qu'en sens inverse. Heureusement, que des blessés mineurs, davantage de dégâts matériels.

Arrivée sur le pont

Congestion...

Vue sur Jacksonville

Camille, tout zen.

La police qui arrive

Accident en bas à droite.


Accident en sens inverse

vendredi 12 novembre 2010

Déjà une semaine!

Nous voilà sur la route depuis presque une semaine. Nous avons parcouru plusieurs kilomètres canadiens (ou miles étatsuniens) !

Nous avons vu les paysages changer, senti la température augmenter et nous avons rencontré jusqu'ici des gens sympathiques (pas toujours, précise Camille;).

Dans un Flying J, nous avons fait la rencontre d'un monsieur, musicien et écrivain à ses heures, voyageant dans un VR datant de 1978, genre vieux bus "Blue Bird". J'ai pu pratiquer mon anglais. Ils nous a fait découvrir le bois pétrifié (petrified wood).

Nous avons aussi croisé plusieurs Québécois se dirigeant eux aussi vers le Sud... mais plus pressés que nous d'y arriver. Certains étaient partis au début de la semaine et avaient rencontré une " tempête " de neige dans les Adirondack. Il y en a même un qui a eu un accident : une automobile qui roulait trop vite a dérapé et a heurté le coté de son VR ! Ouf ! Je ne voudrais pas que cela nous arrive. C'est déjà assez stressant de voir tous ces camions qui nous dépassent, et parfois à gauche et à droite en même temps!

Aujourd'hui, vendredi, nous voilà rendus à la frontière de la Caroline du Sud et de la Géorgie. Nous continuons notre route et nous pensons nous arrêter tôt pour profiter de la journée qui est magnifique.

lundi 8 novembre 2010

Salmagonde étatsunienne

  1. - On a croisé au moins (et c'est pas une blague), 15 chevreuils morts sur la route, frappés par des véhicules (camions, sans doute). La Pennsylvanie est, de loin, le pire État en ce sens ;
  2. - Il y a tellement de camions (et de VR) sur les routes que c'en est aberrant. Et on s'étonne de la consommation étatsunienne de pétrole !
  3. - Le prix de l'essence est 25% moins cher qu'au Québec. Et on s'étonne de la consommation étatsunienne de pétrole !
  4. - Un déjeuner au Dunkin' Donuts de Pennsylvanie peut ressembler à deux tranches de carton enrobant une mince feuille de caoutchouc nappée de sauce au ketchup. Miam ! Le café est à l'avenant.
  5. - En Virginie, les arbres ont encore leurs feuilles, mais elles prennent lentement leurs couleurs d'automne.
  6. - Dans une halte pour routiers, hier soir, j'ai compté 50 camions stationnés l'un à côté de l'autre pour passer la nuit. Plus de la moitié laissait tourner le moteur pour alimenter leur système chauffage. Et on s'étonne... oui, bon.
  7. Aujourd'hui, en Virginie, il a fait 21°C avec un soleil superbe. Il y a des grenouilles qui coassent dans une mare près de Matamata où nous avons stationnés pour la nuit.

dimanche 7 novembre 2010

Début de notre nouveau périple

Samedi, nous avions prévu partir vers 9h00 mais ne voulant rien oublier, nous avons quitté Québec à 10h30. Nous partons pour 5 mois (pas pour un pays du tiers-monde, d'accord, mais quand même) !

Nous avions le choix de traverser la frontière par la Beauce (le Maine) ou encore par Magog (Vermont). Finalement, nous avons opté pour Lacolle, au sud de Montréal (New York), parce que nous restons sur les autoroutes, évitons péages, tunnels et agglomérations.

En route, nous avons fait un arrêt à une pesée de camions près de St-Apollinaire pour vérifier le poids de notre véhicule. Tout était OK ... une fois que Camille eut descendu. Hi! hi!

Nous avons passé la frontière un peu après 14h00, sans encombres et en moins de dix minutes. Aucune vérification extérieure, ni intérieure. L'agente fut très sympathique et courtoise.

A la lecture du guide "The Next Exit", nous avions décidé de nous arrêter pour la nuit à Plattsburgh. Après avoir fait une épicerie à l'immense (et c'est peu dire) Walmart Super Center de l'endroit, on nous a mentionné que nous ne pouvions passer la nuit dans le stationnement, ni même ailleurs dans le coin. Nous sommes donc repartis vers le sud. À peine quelques kilomètres plus loin, nous avons trouvé un stationnement pour la nuit non loin de l'autoroute. Il s'agit d'un petit arrêt routier avec Subway, Dunkin's Donuts, station d'essence, assez tranquille et reculé.

Après une bonne nuit de sommeil (tout emmitouflés de plusieurs couvertures) et un petit déjeuner (insipide d'une chaîne de restauration rapide), nous sommes partis dès 8h00, en ce dimanche matin ensoleillé.

Nous avons roulé une partie de la matinée à travers les sommets enneigés des Adirondacks sous une température avoisinant les 0°C par endroit, mais avec une moyenne de 5-6°C durant la journée.

Matamata était heureuse de retrouver les routes de son pays natal, beaucoup moins cahoteuses qu'au Québec (mais encore trop cahoteuses au goût de Camille).

Ce soir dodo sur le stationnement d'un Truck Stop... Ouffff ! Que de bruit, et nous ne sommes pas encore couchés!

vendredi 1 octobre 2010

La grosse bibitte

Pendant que je discute avec le gérant de service des trucs à faire sur Matamata, arrive un jeune mécanicien. Il reçoit de son patron la directive de réparer un truc sous un gros motorisé qui vient d'arriver du Sud des États-Unis et qui est stationné dans le garage.

⎯ Moi, je ne vais pas sous ce véhicule, dit le jeune mécanicien.
⎯ Pourquoi ? s'étonne son patron.
⎯ J'y étais tantôt et j'ai vu passer une bibitte.
⎯ Un mulot ?
⎯ Non. Plus gros. Et un genre de bestiole qu'on ne voit pas ici, au pays.
⎯ Quoi, alors ? Un lézard?

Le mécanicien n'ose pas répondre et, ma foi, il a peur pour de vrai. Il a juste honte de l'avouer devant son patron et deux clients.

⎯ Une tortue ? Un serpent ?
Le mécanicien finit par avouer en frissonnant :

⎯ Une grosse araignée, comme la main, et plein de poils. Elle m'a passé dans la face pour disparaître aussitôt à l'intérieur du VR.

Le patron regarde son mécanicien.

⎯ T'es sûr ? finit-il par demander.

⎯ Ça s'est déplacé trop vite pour que je sois sûr de ce que c'est, mais c'est gros, poilu et ça m'a passé à deux pouces du visage.

Le gérant de service le regarde, puis lâche :

⎯ Eh bien, moi non plus, je ne veux pas me retrouver devant cette bibitte. Alors, retrouve-la avant qu'on se mette à réparer.

Quand Nancy et moi, nous sortons du bureau et que nous voyons Matamata à côté de l'autre VR, on s'observe avec la même crainte à l'esprit.

Et s'il prenait envie à ladite bibitte de venir se réfugier dans Matamata ?