jeudi 6 décembre 2018

Mazatlán : Petite promenade le long du Malecón

Le Malecón de Mazatlán est considéré comme un des plus longs au monde, avec ses 21 kilomètres.

Nous l'avons fait en grand partie (à différents moments) et, effectivement, il est long ! Au soleil, en après-midi, ce n'est pas l'idéal...






La prochaine photo est celle de La Carpa Olivera qui a été construite en 1914 (lors de la révolution mexicaine). Sa conception est inspirée d'une piscine similaire située au Portugal.
 

En 1954, elle a été endommagée par un ouragan et fut abandonnée plusieurs années. Ce n'est qu'en 2004 qu'elle fut restaurée afin d’accroître le nombre de visites touristiques et pour recréer un lieu d'activités le long du malecón.




Quelques points de vues intéressants...





Vue superbe, oui ! Mais moi,  c'est sûr que je n'habiterais pas là...


Plusieurs monuments tout au long du Malecón relatant divers événements reliés à la ville de Mazatlán...



Retour des pêcheurs avec leurs bons poissons frais !

Petit repas en bord de mer...

dimanche 2 décembre 2018

Pleurer de gratitude

Ce matin, à vélo, près d'un viaduc voisin de la marina de Mazatlán, Nancy et moi sommes passés à côté d'un homme complètement saoul, endormi face au soleil, la bouche ouverte. Près de lui, une bouteille de téquila bien entamée, un sac brun avec je ne sais trop quoi, un gros Pepsi à moitié vide. Des gens passaient (des gringos, pas des Mexicains) sans se préoccuper de lui.

C'était impossible de le laisser là. En plein soleil, il n'aurait pas tenu longtemps. De l'autre côté du boulevard, un gros arbre faisait une ombre de plusieurs mètres de diamètre. C'est là qu'il fallait l'emmener.

Après beaucoup d'efforts, je suis parvenu à le réveiller. Il avait de la difficulté à parler, ses yeux n'arrivaient pas à se fixer sur quoi que ce soit. Il bavait. Son gilet tout crotté était mouillé de sueurs. À deux, Nancy et moi sommes arrivé à le redresser. Ses jambes étaient de la guenille. Il tenait à peine debout, même si nous le soutenions solidement.

On a arrêté le trafic sur le boulevard et on l'a fait traverser. Lentement. Pas à pas. Jusqu'à l'ombre. Il s'est laissé aller doucement, épuisé des quelques pas qu'il venait de faire.

- Ça ira, Monsieur? Peut-on faire quelque chose d'autre?

Il a tourné le regard en tous sens pour chercher à nous reconnaître. Mais il était trop ivre. Il comprenait seulement qu'il était maintenant à l'ombre.

- Merci, a-t-il bredouillé, la bouche pâteuse. Oh, merci! Ça ira bien, maintenant.

Et il s'est mis à pleurer en s'efforçant toujours de reconnaître qui avait pris la peine de l'aider de la sorte.

- Mieux. Ça ira mieux, a-t-il répété une dernière fois, en pleurant, avant de se laisser aller sur le sol et de finir de cuver son trop-plein d’alcool.